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Morts au travail en France, un chiffre en hausse

764, voilà le nombre de personnes mortes à la suite d’un accident du travail en France en 2024. Ce chiffre, issu du rapport annuel de l’Assurance maladie expose une réalité inquiétante, la hausse constante du nombre de décès dû aux accidents du travail depuis plus d’une décennie.


Au total, on dénombre 1297 décès liés au travail, dont 318 dû à des accidents de trajet et 215 à causes de maladies professionnelles. “Plus de 20% des décès sont survenus dans l’année qui suit la prise de poste” et “plus de la moitié” de ces derniers concernent des salariés de moins de 25 ans précise le rapport.


Des données qui excluent agriculteurs et fonctionnaires

Si la fréquence des accidents du travail a diminué de 1,1% en 2024 passant à 26,4 accidents pour 1000 salariés, elle ne permet pas d’empêcher cette hausse des décès.


Ces données ne portent pas sur l’ensemble des salariés, car elles ne concernent ni les exploitants et salariés agricoles (soumis au régime agricole), les personnels des fonctions publiques et les indépendants n’ayant pas d’assurance volontaire. Elles pointent une hausse des accidents du travails de +26% chez les femmes depuis 2001 même si ce chiffre est masqué par la baisse de -40% chez les hommes.


Une augmentations des maladies professionnelles

D’une autre part, les maladies professionnelles augmentent pour leur part de 3 100 cas soit une hausse de +6,7 %, notamment les troubles musculosquelettiques (+ 6,6 %), les pathologies liées à l’amiante (+ 8,5 %) et les affections psychiques (+ 9 %). Le nombre de maladies professionnelles psychiques a doublé entre 2020 et 2024.


Cette hausse est similaire aux chiffres enregistrés en 2019, avant la crise sanitaire du COVID, et ces derniers dépassent pour la première fois depuis dix ans les 50 000 cas.


Quand la santé passe après le profit

Ces chiffres ont entraînés diverses réactions comme celle du député européen (LFI) Anthony Smith qui est également inspecteur du travail qui dénonce une inaction dont “la macronie est coupable


De son côté le syndicat Solidaires réagi dans un communiqué en ces termes : “Ces accidents et décès sont le reflet d’organisations pathogènes du travail mises en place pour faire passer les profits avant la santé, la sécurité et la vie des travailleurs et des travailleuses” il souligne aussi que “la précarité, la sous-traitance en progression accentuent aussi le nombre d’accidenté.es


Le syndicat, réclame aussi le rétablissement des CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) “dont les prérogatives ont été largement édulcorées avec leur intégration au sein des comités sociaux” selon ce dernier.

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